INTERVIEW 🎙️ Hybridation des enseignements, intelligence artificielle, interactivité, qualité sonore et sécurité : l’écran interactif poursuit sa transformation dans les établissements scolaires. À LUDOVIA cet été, BenQ a profité de la troisième édition de la Lud’Académie, organisée par la Team Ludens, pour confronter ses solutions aux usages réels des enseignants et des participants. Pendant trois jours, les écrans de la marque ont accompagné conférences hybrides, ateliers, escape game et Murder Party.
À quoi ressemble aujourd’hui un écran interactif destiné à l’éducation ? Loin de se limiter à remplacer le vidéoprojecteur ou le tableau traditionnel, il devient progressivement un véritable outil de travail autour duquel peuvent s’organiser des activités pédagogiques en présentiel, à distance ou en mode hybride.
C’est précisément ce que BenQ a pu expérimenter cet été à LUDOVIA. Partenaire régulier de l’événement consacré au numérique éducatif, le constructeur avait mis plusieurs de ses équipements à disposition des participants.
« C’est d’abord un grand plaisir d’avoir participé à nouveau à cette édition de LUDOVIA et d’avoir prêté des écrans qui ont été pleinement utilisés et qui ont eu beaucoup de succès », souligne Julien Doubrère, de BenQ.
Trois gammes et une place croissante accordée à l’IA
BenQ décline aujourd’hui son offre d’écrans interactifs autour de trois séries, RE, RM et RP, avec différents niveaux d’équipement et de fonctionnalités.
Parmi les évolutions mises en avant par le constructeur figurent notamment l’intégration de fonctions liées à l’intelligence artificielle, mais également les questions de sécurité et d’accès aux ressources numériques.
« Les trois séries ont désormais des fonctions intégrées pour l’intelligence artificielle, des fonctions qui permettent notamment de sécuriser les écrans, d’avoir toutes les ressources à disposition dans de bonnes conditions et tous les outils pédagogiques que les instituteurs, les professeurs et les utilisateurs peuvent espérer », explique Julien Doubrère.
L’enjeu pour le constructeur est ainsi de proposer un équipement capable de centraliser davantage d’usages pédagogiques, tout en répondant aux contraintes propres à l’environnement scolaire.
La Ludacadémie, laboratoire grandeur nature
À LUDOVIA, ces promesses ont pu être confrontées à une situation particulièrement intéressante : celle de la Ludacadémie.
Pour sa troisième édition, la Team Ludens avait choisi un fonctionnement largement hybride pendant les trois jours de l’événement. Des participants étaient présents physiquement sur le site tandis que certains intervenants et participants rejoignaient les activités à distance.
L’écran BenQ est alors devenu l’un des points de rencontre entre ces différents publics.
Manon Fouques, enseignante et animatrice de l’espace LUDO Pédagogique, l’a notamment utilisé pour suivre les interventions à distance de Julian Alvarez, Margarida Romero ou encore Suzan Bossan.
« L’écran nous a permis de retransmettre ce qu’il y avait à distance », raconte-t-elle.
Dans cette configuration, une caractéristique a particulièrement retenu l’attention de l’équipe : le son.
« Il a un son de dingue qui a permis vraiment d’entendre pour tout le monde, alors que d’autres outils ne nous le permettaient pas. Il nous a un petit peu sauvé la mise pour la distance », témoigne Manon Fouques.
Le son, un élément essentiel de l’hybridation
L’expérience est d’autant plus intéressante que certaines activités se déroulaient en extérieur, sous un stand ouvert. Une situation peu favorable à la diffusion d’une conférence à distance et qui constitue donc un test exigeant pour un équipement initialement destiné à des salles de classe ou de réunion.
Les dernières générations d’écrans BenQ disposent d’un système audio intégré pouvant atteindre deux fois 25 watts, accompagné d’un caisson de basse. Selon le constructeur, cette puissance permet de sonoriser un espace accueillant jusqu’à 45 personnes sans avoir à ajouter de système audio externe.
Pour BenQ, la question dépasse d’ailleurs celle du confort. Une bonne diffusion sonore participe également à l’accessibilité des contenus et doit permettre à chacun de suivre une activité dans de bonnes conditions.
« C’est comme dans une classe », confirme Manon Fouques. « On avait des personnes qui étaient sur site et qui avaient besoin d’écouter ce qui se passait à l’écran, un peu comme une vidéo lorsqu’on la diffuse en classe. Le son de cet écran nous a permis de le faire dans des conditions finalement optimales. »
De l’écran interactif au dispositif de classe hybride
La Ludacadémie a également permis d’illustrer une autre évolution recherchée par BenQ : faire de l’écran le centre d’un dispositif de communication et de collaboration.
L’ajout d’une webcam et de microphones permet par exemple d’organiser des réunions ou des séquences pédagogiques hybrides et de faire intervenir des personnes extérieures à la salle.
Pour Julien Doubrère, cette capacité répond directement à l’évolution des pratiques : « C’est aussi une évolution de la gamme BenQ : la possibilité de créer des réunions hybrides, d’associer des webcams et des micros pour pouvoir faire participer des gens qui sont à l’extérieur. »
Une approche que la Ludacadémie a expérimentée à grande échelle pendant trois jours, en faisant cohabiter ateliers physiques, interventions à distance et participants connectés.
De la visioconférence à l’escape game
Mais un écran pédagogique ne se résume évidemment pas à la visioconférence. À LUDOVIA, BenQ a également pu observer son matériel utilisé dans des formats beaucoup plus ludiques.
Sur l’espace de la Ludacadémie, l’écran a ainsi accompagné un escape game au cours duquel les participants devaient mobiliser différentes ressources pour mener leur enquête.
L’équipe devait également découvrir davantage les possibilités tactiles et interactives de l’équipement à l’occasion d’une Murder Party.
« On n’avait pas compris qu’il y avait des fonctions interactives ! Il paraît qu’elles sont excellentes, donc on va les utiliser à 17 heures pour la Murder Party », expliquait avec humour Manon Fouques.
Une anecdote qui résume finalement l’un des enseignements de cette expérimentation : les possibilités offertes par les écrans interactifs sont nombreuses, mais leur intérêt se mesure surtout lorsqu’elles rencontrent un usage pédagogique concret.
Quand l’usage prend le dessus sur la technologie
Pour BenQ, la présence à LUDOVIA permet donc de présenter les évolutions de ses différentes gammes, notamment autour de l’IA, de la sécurité, de l’interactivité et de l’hybridation. Mais la Ludacadémie apporte une autre dimension : celle du retour du terrain.
Pendant trois jours, le même équipement aura été utilisé pour retransmettre des conférences, connecter des intervenants à distance, sonoriser un espace en plein air et accompagner des activités pédagogiques et ludiques.
Un éventail d’usages qui montre surtout combien l’écran interactif est en train de changer de statut dans l’environnement éducatif : d’un simple périphérique d’affichage, il tend à devenir un point de convergence pour les contenus, les interactions et les échanges entre la classe et l’extérieur.
Pour BenQ, LUDOVIA aura ainsi constitué autant une vitrine qu’un terrain d’expérimentation grandeur nature. Et après cette nouvelle édition, Julien Doubrère donne déjà rendez-vous : « Beaucoup de plaisir, et rendez-vous l’année prochaine ! »





